
Cette Paracha nous parle de celui qui est touché par la lèpre, infligée à ceux qui ont médit de leur prochain (lachon hara). Elle nous enseigne également l’importance fondamentale de la pureté familiale dans le couple juif.
“Voici la règle imposée au lépreux lorsqu’il redeviendra pur”
Vayikra 14:2
Le Lachon Hara
Médire de son prochain, créer une querelle entre un homme et sa femme, entre un homme et son ami… est l’une des fautes les plus graves de la Torah, si ce n’est la plus grave. D’ailleurs, le Hafets Haïm dira :
“Le lachon hara, que dire de cette faute si ce n’est qu’elle est la plus grave de toutes les fautes”.
Hafets Haïm
Nos sages nous enseignent qu’à elle seule, cette faute équivaut aux trois péchés capitaux pour lesquels la Torah nous demande d’être prêts à mourir plutôt que de les transgresser : le meurtre, les relations charnelles interdites et l’idolâtrie.
Nous savons également, que celui qui parle en mal de son prochain, sans intention constructive permise par la Halakha, se verra imputer les péchés de celui dont il médit, et celui-ci héritera même de ses mitsvot ! De quoi réfléchir avant de parler.
La réparation du Lachonara selon Rabbi Nahman
Cependant, Rabbi Nahman, comme à son habitude, nous offre ici un remède pour réparer la faute du lachon hara. Il nous enseigne, par l’intermédiaire de son élève Rabbi Nathan :
“La réparation du lépreux, pour avoir médit et causé des querelles entre l’homme et son prochain, entre l’homme et son épouse, consiste à s’efforcer de rapprocher autrui de l’Éternel, béni soit-Il. Ainsi, la gloire divine s’élèvera du mépris de l’exil et remontera vers ses racines, rétablissant la paix, tant au niveau général que particulier, dissipant la querelle. C’est ainsi que le lépreux sera purifié de son impureté. Cependant, il devra prendre garde de ne pas rapprocher les âmes dans le but d’accroître son prestige et ses honneurs, Dieu préserve, car cela l’empêcherait de les rapprocher et de s’obtenir une réhabilitation totale. À l’inverse, son intention devra être intégralement orientée vers la glorification de l’Éternel, béni soit-Il.”
L’importance de l’eau dans la Torah
“Il se baignera dans l’eau et sera purifié.”
Vayikra 14:8
Les personnes impures ne se relèvent de leur impureté qu’au moyen de l’eau. Il n’est possible d’accomplir un acte saint que grâce à l’eau, à l’instar des Cohanim servant dans le Sanctuaire.
De même, le matin au réveil, avant de prier ou d’étudier, il convient de s’immerger dans un mikvé ou de se laver les mains à l’eau. Cela vient du fait que les eaux ont précédé toute la création. L’apparition du monde a débuté à partir des eaux, et c’est en elles que se trouvent les racines de la compréhension de la foi en un monde créé à partir du néant, ce qui mène à la pureté. C’est la seule et unique voie pour entrer dans le service divin.
Le pouvoir de l’eau
En utilisant l’eau, nous montrons notre foi en ces mots : “Au commencement, Dieu créa”, début de la Torah et principe fondamental de la sainteté et de la pureté. À l’inverse, toutes les impuretés trouvent leur origine dans la souillure du serpent originel, qui incarne l’hérésie, niant la création du monde à partir du néant, Dieu préserve. Grâce à la purification par l’eau, que ce soit par immersion ou par ablution des mains, selon les règles de la Halakha, nous pouvons attirer sur nous l’éclairage des “eaux du Savoir”, qui se révélera dans le futur, comme il est écrit : “Car la terre sera remplie de la connaissance de la gloire divine, comme l’eau couvre le fond des mers” (Habakouk 2:14).
Ainsi, il est écrit : “Un homme qui aura laissé échapper de la matière séminale devra se baigner dans l’eau tout entier.”
Vayikra 15.16
Les menstruations de la femme
Il est écrit :
“Si une femme est atteinte d’un écoulement, d’un flux de sang, elle restera sept jours dans son isolement.”
Vayikra 15.19
C’est ici que nous apprenons les lois de pureté familiale du couple juif.
Une femme doit attendre sept jours propres après son cycle menstruel pour se tremper au Mikvé. Ce n’est qu’après cela qu’elle sera à nouveau permise à son mari.
Le Zohar nous enseigne que les enfants nés d’un couple qui ne respecte pas ces lois auront dans leur âme un manque profond, créant une faille dans leur foi pour toujours.
Si le couple fait Techouva sur la Nida
Cependant, si le couple fait Techouva, se renseigne sur les lois liées à cette mitsva et décide de les respecter, alors D.ieu transformera tout pour le bien et leur descendance sera bénie.
Le bien caché de la pureté familiale
Lors de la création du monde, après chaque création, il est écrit : “Et c’était bien”, mais lorsque D.ieu créa l’homme, il est écrit : “Et ce fut ainsi” et après avoir créé la femme : “Et c’était bien.”
La valeur numérique du mot “bien” (טוב) est 17 (9+6+2). Or, la femme a précisément 17 mitsvot à accomplir pour se purifier et retrouver son mari. Nos sages nous enseignent que chacune de ces mitsvot crée un ange protecteur pour la famille, et ces 17 anges apportent au mari le BIEN qui lui manquait lors de la Création.







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