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Pourquoi tout le monde s’endette ?

L’EPIDEMIE DES DETTES

Ouvrir les yeux (482)

Il existe un phénomène extrêmement pénible aujourd’hui, dont beaucoup de gens souffrent : c’est l’épidémie des dettes. Beaucoup de gens, embourbés dans de terribles endettements, se disent : « Il n’y a rien à faire, ça fait partie de la vie », comme si cette fatalité était inéluctable. Effectivement, de nos jours, ce problème est très répandu, et c’est un phénomène qui s’accentue en prenant de plus en plus d’ampleur. Peu sont ceux qui, tels des créatures privilégiées, parviennent encore à gérer leur vie sans dettes.

Si encore il ne s’était agi que de personnes indigentes, de familles en difficultés, dont les gains sont réellement insuffisants pour manger, on aurait à la rigueur pu accepter ce triste constat, cette contrainte à contracter des dettes.

A plus forte raison, s’il n’avait été question que de gens paresseux, inactifs, qui ne prennent pas de responsabilités dans leur vie, et qui ne feraient que cumuler les emprunts sans compter, il eût été évidemment possible de comprendre la raison de leur endettement. Mais le plus étonnant, c’est que nous assistons à un phénomène étrange, quand même des gens sérieux, responsables, voire jouissant d’entrées d’argent importantes, ou de hauts salaires, sont plongés dans des dettes sans fond.

Il se trouve que le lourd châtiment qui fait de l’homme un endetté n’établit aucune distinction entre les oisifs et les actifs, ou entre les bas et les hauts salaires. Il faut savoir – et nous nous étendrons sur ce sujet – que ce changement qui fait qu’un homme s’endette est un châtiment, qui vient du Ciel en raison d’un péché. Pour l’homme qui vit à l’ombre des dettes, sa vie n’est pas une vie, car sa joie de vivre en est affectée, tout autant que la paix de son foyer, l’éducation de ses enfants, ou encore la santé. Sa vie est intenable, sous tension, dans le malheur, et des dommages importants, matériels et spirituels sont le lot de son quotidien.

Le plus regrettable, c’est que de nombreuses personnes fidèles à la religion d’Israël, qui se sont transformées en débiteurs, vivent une vie qui n’en est pas une. Ils empruntent à l’un pour rembourser à l’autre, et inversement. Ils s’endettent gravement auprès des banques, des fonds de prêts, etc. Ces gens malheureux, avec parmi eux de grands hommes d’affaires, travaillent sans répit pour se tirer de ce cercle infernal, de ce précipice menaçant, effrayant, mais sans succès. Ils ont beau s’investir de toutes leurs forces, travailler du coucher du soleil au coucher de leur âme, ils demeurent incapables de se sortir de leur misère et d’entrevoir la sortie du sombre tunnel dans lequel ils se sont introduits. La seule raison en est qu’ils ne savent pas comment s’y prendre pour résoudre ce problème.

Avec l’aide de D., dans les chapitres qui suivront, nous étudierons la méthode à suivre pour ne pas s’engager dans des dettes, et, pour celui qui est endetté, comment s’en sortir.

Définition : (117)

Qui est le débiteur ?

Celui qui doit de l’argent sans être capable de le rembourser. Mais :

S’il est capable de le rembourser, comme dans le cas d’un prêt hypothécaire, et qu’il est assujetti à un système qui l’oblige à rendre tous les mois une certaine somme, tout en étant capable de le faire, il ne tombera pas ici sous la définition de débiteur.

Ou :

S’il a contracté une dette, mais détient en épargne le même montant que celui qu’il doit, il ne sera pas non plus défini ici comme un débiteur.

Nous détenons une transmission des Sages d’Israël, selon laquelle il ne faut pas s’endetter quel qu’en soit l’objectif, pas même pour réaliser une bonne action.

Il n’y a pas d’excuses (229)

Le problème des endettés existe depuis la nuit des temps. Cependant, de nos jours, un nouveau problème s’est ajouté : toute la déontologie obligeant à s’en acquitter s’est affaiblie d’une façon choquante.

Nombreux sont les débiteurs qui ne font pas d’efforts pour rembourser leurs dettes. Ils gèrent leur vie dans le mensonge, comme s’ils ne devaient rien à personne. Certains vont même jusqu’à considérer que l’argent qui leur a été prêté leur appartiendrait, comme si le prêteur les torturait tel un escroc, qui leur mènerait la vie dure sans tenir compte de leur situation. Ils arguent qu’ils ne comprennent pas pourquoi on ne les laisse pas tranquilles, et selon eux tout le monde devrait les comprendre et les considérer.

C’est le monde à l’envers : celui qui attend son argent est en mauvaise posture ; c’est lui qui se sent gêné, c’est lui qui doit chercher des moyens et des conseils pour apaiser son débiteur et le convaincre de lui rendre son argent. Concrètement, il devient l’esclave et lui le maître. Et cette situation prévaut alors qu’elle aurait dû être l’inverse, il aurait fallu que l’emprunteur devienne l’esclave du prêteur, qu’il s’assujettisse à lui, jusqu’à ce qu’il lui ait rendu tout son argent. Ce phénomène montre dans quel abaissement vertigineux des générations nous nous trouvons, quand la droiture et la morale les plus élémentaires ont pratiquement disparu.

Amendement du « comité des quatre Etats » (546)

Rien que pour nous faire comprendre à quel point le problème est épineux, penchons-nous sur un amendement institué par les grands d’Israël, dont le saint Maharcha, dans le « comité des quatre Etats », rédigé il y a environ quatre cents ans.

En voici en résumé le contenu :

A. Un débiteur qui ne rembourse pas, et dont les juges constatent qu’il ne travaille pas nuit et jour en ce sens, et qui produit maints prétextes selon lesquels il n’a pas d’argent, se voit dans un premier temps interdire de fréquenter la synagogue. Et il s’en verra interdire l’accès tant qu’il n’aura pas payé.

B. Si cela ne suffit pas, c’est à son épouse de se voir à son tour interdire l’entrée de la partie réservée aux femmes. Il lui sera alors interdit, à elle aussi, de fréquenter la synagogue tant que son époux n’aura pas payé.

C. Si ces mesures ne suffisent toujours pas à le réveiller, alors ce sont ses enfants qui se verront interdire l’accès à l’école primaire religieuse.

Il convient de souligner qu’aujourd’hui, à la suite de la décadence morale qui touche au remboursement, cet amendement semble pour beaucoup particulièrement sévère et intransigeant, voire révoltant, alors que les sages des générations passées avaient très bien compris ce qu’ils faisaient, en pleine connaissance du mauvais penchant de l’homme qui se justifie toujours et cherche à se dérober de sa responsabilité et de ses dettes. C’est pourquoi ils ont mis au point cet amendement, qui dissuade la personne qui, malgré elle, s’empressera de fournir tous les efforts possibles pour rembourser sa dette, avant d’en être réduite à une telle humiliation, en joignant à cette honte l’épouse du débiteur, afin qu’elle aussi exerce sur lui la pression requise pour le décider à s’activer de rembourser.

Or, ce principe, selon lequel c’est à l’emprunteur d’être en mauvaise posture, puisqu’il est assujetti au prêteur en vertu de la pleine rigueur de la loi, est aussi bien ancré dans la hala’ha (voir Choul’hane Arou’h, ‘Hocheine Michpate, 107), que dans le Talmud, tout entier parsemé des amendements institués par nos Sages zl. Partout nous retrouvons le même fondement, où cette personne qui doit de l’argent à son prochain, endosse la pleine responsabilité, et c’est à elle de s’annuler vis-à-vis de son créancier et de se soumettre à toutes ses conditions. L’affaire est si grave que nos Sages zl ont décrété que le récalcitrant devait subir la bastonnade s’il s’entêtait, et ne faisait pas tout ce qui est en son pouvoir pour rembourser sa dette, jusqu’à ce qu’il accepte de rendre l’argent.

La généralité qui ressort de toutes les paroles de nos Sages zl, c’est qu’un homme qui emprunte de l’argent est assujetti à son créancier, aussi bien par hypothèque de ses biens que de sa personne, comme il est écrit : « Esclave se retrouve l’emprunteur auprès de l’homme prêteur », et s’il ne dispose pas de biens que le prêteur peut exiger, il se retrouve personnellement assujetti réellement pour travailler de toutes ses forces, nuit et jour et sans répit, jusqu’à ce qu’il règle sa dette.

A notre grand regret, aujourd’hui, c’est le contraire, et c’est au prêteur de s’épuiser jour et nuit et de courir après l’emprunteur pour récupérer son argent…

Cela ne dépend que de toi (289)

Et si la personne argue : « Que voulez-vous chez moi ? Je n’ai rien ! »

Il faut savoir que c’est dans la voie où l’homme veut s’engager qu’il est conduit. S’il accepte profondément cette vérité, qu’il doit rembourser ses dettes quoi qu’il arrive, et qu’il en prenne la pleine responsabilité, à savoir qu’il décide résolument de n’épargner aucun effort, aussi bien sur le plan de la prière et du repentir que sur le plan concret de ses efforts et de ses actes partout où il le pourra, jusqu’à ce qu’il ait remboursé sa dette, alors dans le Ciel sa volonté sincère sera perçue et il sera aidé, et il payera assurément ce qu’il doit.

Car lorsqu’un homme est fermement décidé, qu’il dispose de la droiture et du niveau moral de base, quand il sent qu’il serait inconcevable de ne pas rendre à ses créanciers leur argent à l’échéance convenue – car comment pourrait-il faire de la peine à quelque homme que ce soit en ce monde, et à plus forte raison à celui qui lui a voulu du bien ? – alors il rendra cet argent. Il fera en effet tout ce qu’il faudra pour ce faire, sur le plan spirituel, en courant prier et supplier D. de l’aider à ne faire de peine à quiconque, en se repentant sur les fautes qui l’ont conduit à s’endetter ; et sur le plan matériel, en ne s’épargnant aucun effort pour travailler là où il le pourra, en soupesant toute dépense, en limitant les sorties d’argent superflues, voire en empruntant des sommes sur le court terme pour ne pas prendre de retard dans le remboursement de sa dette, et il s’efforcera de vendre ce qu’il possède et ainsi de suite, jusqu’au plein acquittement de ses dettes.

Une rectitude de base (132)

L’Admour de Monsey interdit à l’un de ses ‘hassidim, qui était endetté, de prendre part au mariage de son frère, qui devait se tenir en un lieu éloigné de sa ville. Il lui expliqua, qu’étant donné qu’il devait de l’argent, la moindre des rectitudes serait de ne pas dépenser d’argent pour le mariage de son frère mais de remettre à son créancier le montant du voyage et du chèque qu’il comptait lui mettre dans l’enveloppe.

Un homme qui doit de l’argent à autrui doit savoir que celui qu’il a en poche n’est pas à lui ! Et que chaque fois qu’il achète quelque chose, ou qu’il utilise cet argent pour quelque motif que ce soit, il doit considérer qu’il utilise l’argent de la personne à qui il le doit.

Une déontologie infinie (456)

Tout homme qui a un minimum d’honnêteté est doué d’une déontologie infinie quant au principe du remboursement de ses dettes. Il en endosse l’entière responsabilité, il est déterminé, il fait tout ce qui est en son pouvoir et il rembourse ses dettes, car D. considère son honnêteté et lui vient en aide.

Mais un homme qui ne fait que s’autoriser à penser : « Je n’y peux rien ! Que puis-je faire ? », se vautre dans une sorte de nonchalance, et est prêt à accepter qu’il y aurait pour lui l’éventualité de ne pas rembourser ses dettes le moment venu. Il doit savoir qu’il a perdu toute son honnêteté et toute sa morale, ainsi que l’image de D. ! Et il ne s’acquittera jamais de ses dettes. Sa situation n’ira qu’en empirant, ses dettes deviendront de plus en plus importantes, car D. ne l’aidera pas ! Il constate en effet que cet homme n’a pas en lui cette morale profonde qui l’obligerait à rendre cet argent.

Il se trouve que cette nonchalance en elle-même, qui consiste à se dire : « Je n’y peux rien ! » est en soi un manque de déontologie, et c’est pour cette raison uniquement que D. l’abandonne, ne lui vient pas en aide, et nécessairement cet homme s’enlise dans les dettes.

Ce ne sera que lorsqu’il se repentira pour retrouver son honnêteté perdue, qu’il se prendra en mains, qu’il se renforcera mentalement pour ne pas se reposer ni se taire tant qu’il n’aura pas tout fait pour rembourser ses dettes, qu’il ne sera plus disposé à ce que quiconque souffre à cause de lui, qu’il se mettra à prier du fond du cœur, qu’il se repentira réellement, qu’il fera tous les efforts possibles, et qu’il ira même jusqu’à emprunter aux uns pour rembourser aux autres et revenir vers les premiers pour les rembourser, à condition qu’il rende l’argent en son temps, que D. assurément l’aidera, et qu’il remboursera tout ce qu’il doit.

C’est pourquoi, le message ici s’adresse à tout homme afin qu’il renforce la vertu d’honnêteté qui est en lui, et qu’il évite absolument de s’engager dans le cercle des dettes. Il lui faudra, dès qu’il verra qu’il commencera à s’endetter, se prendre en main, et être conscient que, tant qu’il est en vie, il devra tout faire pour rembourser dans les délais. Il est évident que, de la sorte, le cycle des dettes ira en s’amenuisant. A plus forte raison, s’il s’est déjà enlisé dans de graves dettes, il doit avant tout se prendre en main résolument, renforcer son honnêteté et sa détermination pour rembourser ses dettes, avant d’effectuer toute action nécessaire, autant sur le plan spirituel que matériel pour réparer ce qu’il a endommagé, tout ce qui est à l’origine de son endettement.

Trouver grâce aux yeux de D. et des hommes (336)

Il se trouve que lorsque l’individu est motivé par l’honnêteté et le sens des responsabilités, alors, même s’il se retrouve dans une situation difficile, il s’en sortira. Car il obtiendra une aide du Ciel sous toutes sortes de formes ; des entrées d’argent et des délivrances surviendront, et il trouvera même grâce aux yeux des hommes, car il en va de la bonne marche du monde que lorsqu’un individu est droit et responsable, il jouit alors d’une bonne réputation, et il lui devient aisé d’obtenir des prêts ou un bon poste. De même, lorsque son entourage s’aperçoit de son honnêteté et de son empressement, il a envie de l’aider, voire de l’absoudre de ses dettes par exemple.

En revanche, un homme dépourvu de droiture, se disqualifie en haut et en bas, car du Ciel il ne sera pas aidé, vu qu’il n’est pas droit, et chez les hommes, on est déjà habitué à ce qu’il ne rembourse pas ses dettes, et on sait qu’il n’est ni honnête ni responsable, ce qui fait qu’on ne lui fait tout simplement pas confiance. A plus forte raison on n’a pas envie de lui accorder de nouveaux prêts, et on perd toute motivation pour le soutenir.

Il se trouve que l’honnêteté et la moralité de l’homme sont déterminantes quant à sa réussite dans la vie. C’est pourquoi, la première démarche à effectuer pour vivre sans être endetté, et à plus forte raison se sortir de ses dettes, consiste à se renforcer sur le plan de l’honnêteté et de la morale.

Ce n’est qu’après que l’individu sera parvenu à cette détermination, qu’il sera sorti du désespoir, de l’impuissance et de la faiblesse, et qu’il aura décidé de se renforcer pour devenir un homme vaillant, en s’engageant à faire tout ce qui est en son pouvoir, même lorsqu’il lui semble qu’il n’y a rien à faire pour se tirer de ses dettes, que pourront lui être utiles d’autres conseils apportés dans le présent ouvrage.

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