« Je me suis marié au mois de Sivan dernier et aussitôt après, nous avons emménagé dans le quartier de Beit Israël, à proximité de la Yeshiva de rav Shalom Arouch chlita. 

Avant mon retour au judaïsme, je possédais une Mercedes Sport rouge flamboyante, toute neuve. Tout de suite après notre mariage, et à la demande de ma femme, j’ai apposé dessus une affichette «A vendre», afin d’en acheter une autre, moins attirante. Après plusieurs coups de fil, un acheteur potentiel est arrivé. Il commença par vérifier l’état de la voiture. J’ai ouvert devant lui le capot du moteur, et j’ai pu constater qu’il s’y connaissait en mécanique. Il me dit ensuite qu'il voulait effectuer un dernier test. Il prit un morceau de tissu blanc, le plaça sur le tuyau d’échappement et me demanda de presser sur l’accélérateur. J’ai ri et lui ai dit que c’était une Mercedes, pas une Subaru qui avait déjà fait un million de kilomètres. Son moteur est très résistant. Il insista, et me répéta d'appuyer sur l’accélérateur. A chaque fois, il me disait que cela n’allait pas, puis enfin, il s’exclama: «Venez, laissez-moi m’asseoir derrière le volant.» Naïvement, je me suis dirigé vers l’arrière de la voiture. Après s’être assis confortablement à place du conducteur, il démarra en trombe, en y mettant tous les gaz, littéralement. Je courus après lui dans les rues de Beit Israël tout en criant : «Voleur, voleur! Arrêtez-le ! A l’aide !» 

Cette voiture de sport est très rapide. j'essayai bien de la rattraper, mais ce fut en vain : elle avait déjà disparu. Lorsque ma femme sortit de la maison et vit dans quel état j’étais, elle eut peur pour ma santé. Une foule commença à affluer. J'appelai la police, qui prit ma déposition. Mais le policier ne savait pas quoi faire. J’ai vu qu’il n’y avait personne à qui parler. Je compris alors que tout provenait de Hachem béni soit-Il. 

Je n’avais pas jugé utile d’assurer ma voiture contre le vol, car le prix d’une telle assurance pour ce modèle est très élevé. La voiture venait de passer tous les tests, les pneus et les batteries étaient neufs, les phares et clignotants fonctionnaient à la perfection et j’avais fait le plein. 

J'avais une fois entendu le rav dire que si l’homme frappait son voisin avec un bâton, de qui faudrait-il se plaindre : du bâton ou de celui qui l’avait frappé ? Il est important de souligner que dans les premiers mois après mon arrivée à la Yeshiva, j’avais lu tous les livres fantastiques de rav Shalom Arouch. C’est ce mérite qui m’a permis de comprendre que ce qui m’arrivait provenait de Hachem béni soit-Il. Alors, tout simplement, j’ai dansé et me suis réjoui. Les gens ne comprenaient pas. Ils disaient que j’étais devenu fou. Je leur ai dit que j’étais persuadé que tout ce que Hachem fait, c’est pour le bien. Il faut remercier Hachem béni soit-Il, tout est pour le bien. Seulement se réjouir et danser : Hachem a pris ma voiture, s’Il le veut il me la rendra. Sinon, c’est encore le mieux qui soit. 

Bien sûr j’ai fait des efforts, je suis allé déposer une plainte auprès de la police. Et tout fut oublié ! 

Quelque temps plus tard, on m’appela du commissariat pour m’annoncer que ma voiture avait été retrouvée. J’ai demandé s’il en restait quelque chose. On me répondit qu’il y avait le moteur et le volant, et que je devais venir voir. Je me rendis sur place, sans grand espoir. Et le miracle eut lieu : non seulement on me rendait ma voiture mais en plus, on l’avait également peinte en noir : elle était comme neuve et en parfait état (j’aurais du payer au moins 6000 shekalim pour la peinture !). J’ai des photos du véhicule avant et après. Peinte en noir, la voiture était encore plus attirante et distinguée. Et le prix que j’en retirerais, si je la vendais, serait sans l’ombre d’un doute bien supérieur à ce que j’en aurais retiré quand elle était rouge. Combien Hachem béni soit-Il est-Il bon ! Il a pris la Mercedes, il lui a donné un nouveau look, et il me l’a rendue ! Combien il est important de dire «merci». Merci à mon maître et rabbi, le juste rav Shalom Arouch chlita, et merci à Hachem béni soit-Il, rempli de compassion et de générosité. »

Vous êtes vraiment top Toda raba (Merci) pour les cours que vous offrez ça donne envie de reprendre gout à la vie..

Samuel BENSOUSSAN

Paris 

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