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  • Être juif c’est être joyeux partie 2

Le frére orthodoxe fut déconcerté. Il s’avérait qu’il était bien plus éloigné du but que son frére, qu’il méprisait toujours. Il dut se rendre à l’évidence qu’il ne possédait aucun avantage sur son frére dans l’accomplissement des commandements s’ils ne le conduisaient pas à la foi que tout provient Hachem et que tout est pour le bien.

Le rav continua: “Maintenant tu comprends pourquoi ton frére, qui te semblait éloigné de la Tora, est dans une certaine mesure plus proche du but que toi. Il croit que tout est pour le bien, accepte avec amour tout ce Hachem fait pour lui, Le remercie pour tout: cela répond à la finalité de la création du monde par Hachem. De plus, il parle à Hachem continuellement de toute chose. Quant à toi, même si tu es orthodoxe, tu ne vis pas selon la foi en la providence divine à ton égard, et chaque fois que tu es contrarié tu es mécontent, tu te plains et tu t’accuses. En dehors de l’expression Béni soit Hachem que tu prononces par habitude, tu n’es jamais satisfait de ce qui t’arrive. Tu ne converses pas avec le Créateur, tu ne partages rien avec Lui de ce qui t’arrive, et à plus forte raison tu ne Le remercies pas. Tu ne réalises donc pas la finalité de la Création par ta pratique des commandements et cela soulève la rigueur divine plus que pour toute autre transgression”.

Le frére orthodoxe fut secoué par cette nouvelle prise de conscience. Un univers nouveau se révélait à ses yeux et cet univers était toujours présent, mais il ne l’avait pas vu. Il interrogea le rav : “Qu’en est-il de la profanation du jour du Chabbat ? Du commandement des tefillins ? Tous les commandements qui forment la base de la Tora et de la foi ? Je reconnais que mon frére accomplit quelque chose de trés important en conversant avec Hachem et en Le remerciant. Cependant, qu’en est-il des autres commandements ? Comment ignorer qu’en ne les pratiquant pas, il ne réalise pas la volonté Hachem ?”

Le rav lui répondit : “Le Saint béni soit-Il est trés patient. Puisque ton frére est conscient du point essentiel et authentique de la foi, qui représente la finalité de la Tora et des commandements, il parviendra sûrement à pratiquer la Tora et les commandements, et pour le Saint béni soit-Il, cette attente est profitable. Le Saint béni soit-Il ne se conduit pas en tyran avec ses créatures, il ne s’attend pas qu’un homme éloigné devienne nôtre maître Moshe en un jour. Tu verras qu’il s’approchera aussi de la pratique des commandements avec joie et amour, comme il convient, puisqu’il converse avec Hachem et l’associe à toutes les tribulations de sa vie. Tout cela avec la foi que tout est pour le bien et non pas par crainte ou par calcul sur son monde à venir, etc. Par conséquent, il accomplira toute la Tora et ses commandements par amour et il se repentira complétement avec amour. Quant à toi qui pratique la Tora et les commandements, tu avais la possibilité d’acquérir la foi avec plus de facilité. C’est pourquoi les griefs envers toi sont trés puissants : pourquoi ta pratique des commandements n’est-elle pas dirigée vers la foi? Pourquoi ne converses-tu pas avec Hachem en toute occasion? Pourquoi es-tu comparable à un individu qui reçoit une voiture de son employeur afin de se rendre dans un lieu précis et pourtant se dirige vers une autre direction. De la méme façon, on t’a donné la Tora et les commandements grâce auxquels tu pouvais atteindre le but, c’est-à-dire la foi. Mais tu ne l’as pas atteint. Ton frére est semblable à un homme qui sans voiture est parvenu à destination, car il a atteint directement la foi, et lorsqu’il recevra la voiture, c’est-à-dire la Tora et les commandements, il aura le mérite que sa foi s’intensifie encore davantage. C’est du Ciel qu‘on t’envoie ces difficultés afin de t’éveiller de l’erreur dans laquelle tu vis. Si dorénavant tu t’appliques à travailler sur la foi que tout est pour la bien, et que tu remercies chaque jour Hachem béni soit-Il pour tout, que tu converses avec le Créateur et l’associe avec tout ce qui t’arrive, tu verras la rigueur disparaître et tu vivras alors une vie heureuse. »

Cette histoire devrait nous faire réfléchir et changer notre conception de la vie ; nous amener à comprendre que l’essentiel est la fou et qu‘il est impossible de juger quiconque et connaître sa valeur réelle, car on ne peut mesurer le degré authentique de sa foi.

Vous êtes vraiment top Toda raba (Merci) pour les cours que vous offrez ça donne envie de reprendre gout à la vie..

Samuel BENSOUSSAN

Paris 

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