Le 14 Yiar c’est la Hilloula de Rabbi Meïr Baal Haness, et c’est aussi Pessah Cheni.
Rabbi Meïr étant connu pour faire des miracles, nous verrons ici deux segoulot de Rabbi Meïr pour avoir des délivrances et pour retrouver un objet égaré.

Qui était Rabbi Meïr Baal Haness?
Rabbi Meïr fut surnommé Rabbi Meïr Baal Haness parce qu’il était connu pour faire des miracles (comme d’autres tsadikims de cette époque) mais surtout parce que malgré sa grandeur incontestée en Torah il restait miraculeusement humble et se voyait comme un homme simple
Il est rapporté dans le Talmud que Rabbi Meïr était un descendant de l’empereur Néron, qui s’était converti au judaïsme. Rabbi Yossi ben Halafta le décrivait comme : « un grand homme, un homme saint, un homme modeste ».
Il fait partie des cinq derniers disciples de Rabbi Akiva, après la mort de ses 24 000 élèves. Il est une figure intégrante des Rabanim qui nous ont légué la Torah orale, la Michna et le Talmud.
Le saviez-vous ? Dans la Mishna, chaque fois qu’une loi est citée de manière anonyme (sans nom d’auteur), on considère par défaut qu’elle vient de l’enseignement de Rabbi Méïr. C’est dire son influence colossale sur le judaïsme actuel.
Pourquoi ce nom ?
Méïr (“Celui qui éclaire”) : Son vrai nom était sans doute Néhorai ou Méacha, mais on l’a appelé Méïr car, selon le Talmud, “il éclairait les yeux des Sages dans la Halakha (loi juive)”.
Baal Haness (“Le Maître du Miracle”) : Ce titre vient d’une célèbre histoire où il a sauvé sa belle-sœur des mains des Romains. Il a promis au garde qui l’a aidé que s’il se trouvait en danger, il n’aurait qu’à dire : “Elaha deMéïr Anéni” (Dieu de Méïr, réponds-moi) pour être sauvé. Et en effet, le garde a été miraculeusement épargné de la potence, et depuis, cette phrase est utilisée par les Juifs du monde entier en période de détresse.
Sa relation avec “A’her” (Elisha ben Abouya)
C’est l’un des traits les plus touchants de sa personnalité.
Son maître, Elisha ben Abouya, était devenu apostat (il avait quitté la religion). Alors que tout le monde s’écartait de lui, Rabbi Méïr a continué à étudier avec lui.
Le Talmud utilise une métaphore célèbre : “Rabbi Méïr a trouvé une grenade : il en a mangé le cœur (la Torah) et en a jeté l’écorce (les erreurs du maître).” Cela montre sa capacité à discerner le bien, même là où il semble absent.
Histoire de Rabbi Meir et sa femme Brouria
Il était marié à Brouriah, l’une des rares femmes citées dans le Talmud pour son immense érudition et sa sagesse. Elle est célèbre pour avoir appris à Rabbi Méïr la compassion : Ils avaient des voisins mauvais qui leur causaient beaucoup de soucis et elle dit à son mari: “au lieu de prier pour la mort des méchants, pries pour qu’ils fassent Techouva”.
Une grande leçon de Emouna- le deuil-la mort d’un enfant
L’histoire se déroule un après-midi de Chabbat. Pendant que Rabbi Méïr est au Beit Midrach (maison d’étude) pour enseigner la Torah, ses deux fils meurent subitement (selon certaines sources, d’une épidémie).
- La discrétion : Pour ne pas briser la sainteté et la joie du Chabbat, Brouria ne laisse éclater aucune plainte. Elle transporte les corps de ses fils dans une chambre à l’étage, les allonge sur un lit et les recouvre d’un drap.
- Le retour du mari : À la fin du Chabbat, Rabbi Méïr rentre et demande : « Où sont mes fils ? ». Brouria répond avec sagesse qu’ils sont à la maison d’étude. Elle lui sert le repas de Mélavé Malka (le repas après Chabbat) et attend qu’il ait terminé pour lui poser sa question.
- La parabole du “Dépôt” (Pikadon) : Elle lui dit : « Mon maître, j’ai une question à te poser. Quelqu’un m’a confié un trésor en dépôt il y a longtemps. Aujourd’hui, il est revenu pour le réclamer. Dois-je le lui rendre ? ».
- La réponse de Rabbi Méïr : Sans hésiter, il répond : « Bien sûr, celui qui a reçu un dépôt doit le restituer à son propriétaire dès qu’il le demande ».
- La révélation : Brouria le prend alors par la main, l’emmène à l’étage et soulève le drap. Devant la douleur immense de son mari, elle lui dit doucement : « N’est-ce pas ce que tu viens de me dire ? Dieu nous a confié ces âmes en dépôt, et aujourd’hui, Il est venu les reprendre. »
Apaisé par cette sagesse, Rabbi Méïr a pu dire la célèbre phrase : « L’Éternel a donné, l’Éternel a repris, que le nom de l’Éternel soit béni » (Job 1:21).
Segoula de Rabbi Meïr Baal Haness pour toute délivrance
Il est rapporté au nom du Baal Chem Tov et du ‘Hida que si une personne se trouve en danger, malade ou pour toute autre demande, il donnera la somme de 18 pièces à la synagogue ou lieu d’étude. Avec l’aide de D.ieu.
Prière à dire pour la Segoula de Rabbi Meïr Baal Haness
“Je fais le vœu d’offrir ces 18 pièces pour des bougies en l’honneur de l’âme de Rabbi Meir Baal haNess. D-ieu de Meir réponds-moi! Et ainsi, que ce soit Ta volonté, Éternel, notre D-ieu et D-ieu de nos pères, de même que Tu exauças la prière de Ton serviteur Méïr et que Tu accomplis pour lui des miracles et des prodiges, de même accomplis pour moi et pour tout le Peuple d’Israël ayant besoin de miracles cachés et dévoilés. Amen, qu’il en soit ainsi.”
Dix-huit pièces pour des bougies ?!
Offrir de l’huile ou des bougies pour la synagogue permettrait aux étudiants de Torah d’étudier également le soir quand il faisait nuit.
Aujourd’hui, en donnant la Tsédaka à la synagogue ou maison d’études, on aura l’intention de participer aux frais d’électricité.
Pour donner la Tsedaka maintenant CLIQUEZ ICI
Pessah Chéni
Le 14 Yiar est par ailleurs le jour de Pessah Chéni.
On a pour habitude de manger de la matsa.
Cette coutume fut instituée pour ceux qui n’ont pas pu manger le corban Pessah, car ils étaient impurs à ce moment-là.
Signification de Pessah Cheni d’après la hassidout.
Ce jour représente la « seconde chance » que l’on atteint par la Téchouva, la force du repentir et du « retour ».
« Le second Pessa’h enseigne qu’une situation n’est jamais désespérée »
Rabbi Yossef Itshak de Loubavitch
C’est quoi une Segoula ?
Précisons que les Segoulot comme celle-ci ne sont pas des obligations de la Torah, mais des conseils de nos sages pour recevoir des délivrances en connections avec Hachem et Ses commandements.
En conclusion
Le 14 Yiar
1/ on mange de la matsa
2/on allume une bougie à Rabbi Meir et on donne 18€/$/£ à une institution de Torah en disant la prière au-dessus
3/ lire la Parachat Ha Manne
Ségoula de Rabbi Meïr pour retrouver un objet égaré
Pour connaitre cette Segoula CLIQUEZ ICI









Quel très très grand Tsadik que Rabbi Meir bal Haness, que son mérite protège tout le Am Israël et tous ceux qui sont à l’hôpital comme moi. Amen véamen